Un jardin divin – Présentation

makingofEn 2012, le festival Quai des Bulles propose pour son concours Jeunes Talents le thème suivant : « Un jardin un peu spécial. » À l’époque, j’ai alors une idée d’une histoire en deux pages que je commence à réaliser. Je n’aurais hélas pas le temps d’aller au bout et ne participerais pas au concours. Aujourd’hui, j’ai envie de réaliser ces deux planches. Mais pourquoi ? Continuer la lecture de « Un jardin divin – Présentation »

Projets 2016

Jotunheimen

L’année 2016 sera l’année de la continuité. Après avoir réalisé 28 pages en 2015, je compte en faire à peu près le même nombre cette année. Cela ferait 56 pages, donc pas de quoi terminer l’histoire qui en comptera 80…

En parallèle des planches, je continue à travailler le storyboard. Quant à la toute fin de la bande-dessinée, j’ai du mal à me faire une idée sur mon choix initial. En même temps, j’espère pouvoir continuer à coacher Nicolas Archimède pour proposer à terme une version en couleur.

Vous l’aurez compris, pas de projet auto-édité cette année a priori… À moins que…

Dans un storyboard, il faut faire preuve d'imagination !
Dans un storyboard, il faut faire preuve d’imagination !

Les 23 heures de la BD

Je devrais participer cette année encore aux 23 heures de la BD. J’ai déjà auto-édité certaines histoires, à titre personnel (des tirages à 10 exemplaires pour la famille et les copains). Je me pose de plus en plus la question de faire une intégrale en reconstituant les planches (pour rappel, les 23 heures de la BD exigent un format paysage). Cela ferait 12 pages par année. Honnêtement, ça vous intéresserait ?

5 participations déjà !
5 participations déjà !

Autres bande-dessinées

Au-delà de « Jotunheimen », il va me falloir commencer (doucement) à travailler l’après. Techniquement, je retouche de temps en temps l’univers de « La chasseuse d’hommes ». C’est léger, mais l’histoire gagne en cohérence, en intérêt et en profondeur. Je laisse mûrir le tout, sans savoir pour autant si ce sera mon projet suivant.

Dans la même veine, « Le huitième péché capital » reste un projet auquel je tiens. Avec mes projets architecturaux réalisés en 2015, je commence à espérer un retour en grâce de ce projet. Pour 2017 ou 2018 peut-être… Mais le scénario demande à être plus abouti, car il ressemble plus à une pièce de théâtre qu’à une bande-dessinée à ce jour. Il faut plus d’actions et plus de lieux à visiter.

Bientôt une quatrième version pour La chasseuse d'hommes ? Ou une troisième version du huitième péché capital ?
Bientôt une quatrième version pour La chasseuse d’hommes ? Ou une troisième version du huitième péché capital ?

Littérature

J’en parle parfois sur ce blog, mais je mène en parallèle quelques travaux d’écriture. En ce moment, je travaille sur des nouvelles afin d’améliorer mon style et de tester des effets, des ambiances… J’espère écrire suffisamment pour publier un recueil de nouvelles auto-édités un de ces jours. 2016 semble un délai un peu court pour le coup…

En parallèle, je travaille à un projet de roman. Après avoir écrit une centaine de pages, j’ai fait table rase et suit reparti sur autre chose, tout en traitant globalement le même thème. J’espère un jour pouvoir voir ce projet aboutir également.

Bien sûr, d’autres projets viendront certainement se greffer autour de l’ensemble : Quai des bulles, Culture Zine, We Do BD ? Qui peut le dire aujourd’hui ? J’espère également que, comme depuis des années, je continuerai à trouver de l’inspiration pour mener des projets et ne jamais me retrouver face à une page blanche, ne sachant pas qu’y dessiner…

Bilan 2015

J’ai réalisé peu de choses en 2015, contrairement aux années précédentes. Le bilan général est le suivant :

  • Aucun livre nouveau publié
  • Participation à un fanzine, le CultureZine
  • Participation à deux festivals (Gretz-Armainvilliers et We Do BD)
  • Participation aux 23 heures de la BD

On est loin des trois livres publiés en 2014 (dont un de nouvelles), mais dont les créations originelles étaient plus anciennes (pour « Salle des Prof » et « J’aurais voulu être quelqu’un d’autre »). Pour le reste, c’est équivalent. Le gros changement pour moi cette année est donc l’absence de publication d’un livre (on parle d’auto-édition bien évidemment). « Jotunheimen » est un projet tellement long, qu’il ne devrait même pas être terminé en 2016…

Les statistiques

Mon côté scientifique ne peut s’empêcher de vous transmettre quelques statistiques sur le blog (au jour du 29 décembre bien entendu) :

  • 50 visiteurs uniques par jour de moyenne pour Belzaran.fr (une centaine de visiteurs les jours de publications)
  • 11 visiteurs uniques par jour de moyenne pour Blogbrother.fr

Les évolutions depuis 2010 suivent visiblement l’évolution des fréquentations des blogs BD en général. Comme je l’avais déjà indiqué, le nombre de visiteurs sur le blog n’est qu’une partie des lecteurs, étant donné que je publie mes planches sur d’autres plateformes. Globalement, cela baisse mais on est plus proche du tassement.

Stats 2015
Nombre de visiteurs uniques moyens par jour

 

Les projets

J’ai relu récemment mes anciens ouvrages. Avec l’arrivée de « Jotuheimen », j’aborde un virage plus proche du franco-belge classique et de plus en plus éloigné du blog BD. J’ai ressenti l’envie (et le besoin peut-être) d’exploiter la diversité de mise en page que permettait une publication classique. Encore une fois, je me cherche un style. Chaque projet, les uns après les autres, m’a fait tenter quelque chose. Même si tout reste dans le domaine de l’autobiographie et de l’auto-fiction, les choix de colorisation, d’encrage, de format changent au grès des projets. Cela vient d’une envie de progresser et d’apprendre. En tant qu’amateur, j’ai tout mon temps pour faire des projets.

adapter le dessin à l'histoire
Adapter le dessin à l’histoire et non l’inverse !

De même, l’humour potache et trash des débuts semblent bien loin ! Le récit introspectif et contemplatif de « Jotunheimen » n’a plus rien à voir avec les BDs toutes en dialogue de mes premiers pas de blogueur…

« Jotunheimen » est un projet au long cours qui me permet de dessiner de façon plus réaliste. C’est très difficile et j’apprends de nouvelles choses. Et déjà, je commence à trouver le tout rigide et voudrait trouver, pour mon prochain projet, un style de dessin plus relâché… Mais tout dépendra du projet !

Malgré tout, au niveau du dessin pur, je continue à progresser, ayant ajouté de nouvelles cordes à mon arc :

  • une meilleure compréhension de la perspective
  • un encrage plus dense par l’utilisation de différentes tailles de plumes
  • la capacité de dessiner des décors naturels
Tracer une perspective, aujourd'hui, ça me détend.
Tracer une perspective, aujourd’hui, ça me détend.

Quelques nouveautés seront encore à apprendre hélas… En premier lieu : dessiner une scène de pluie… J’ai écrit le scénario de « Jotunheimen » sans prendre en compte les contraintes liées au dessin. De même, j’essaie de faire des storyboards qui se moquent des problèmes techniques engendrés. Mais après, il faut essayer de suivre au mieux !

La nouveauté

Cette année aura été surtout l’année où j’aurais engagé une collaboration avec un coloriste ! Après avoir râlé pendant des mois sur mon incapacité à réaliser les couleurs de ma BD, Nicolas Archimède s’est proposé et les essais ont été concluants. Ayant l’habitude de travailler seul, j’apprends à collaborer (à distance qui plus est !) sur un projet personnel. C’est très enrichissant et la BD n’en sera que meilleure !

Malgré certaines apparences, 2015 a été une année riche d’apprentissage et d’étapes franchies. Me dispersant peu, j’essaie au mieux de me concentrer sur un projet unique et d’atteindre mon but. Ce sera certainement la même chose en 2016 !

Un jeu d’enfants

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Chaque année depuis 2011 je participe aux 23 heures de la bande-dessinée. L’occasion de repousser les limites de la bande-dessinée et d’explorer un peu des contrées inconnues. Les conditions des l’édition 2015 étaient les suivantes :

  • le thème : Les Naufragés
  • la contrainte était de faire apparaître David Hasselhof avec un T-shirt “I love Piak”.

Si le thème était dans la tradition des 23hBD (c’est-à-dire suffisamment large pour permettre aux dessinateurs de se l’approprier), la contrainte était une private joke de mauvais goût. Je l’ai pour ma part expédiée avec un poster dans la chambre de l’enfant.

Trouver une histoire exploitable rapidement.

Lors de la première heure, j’ai donc cherché une histoire. Ce que je ne voulais pas (et que j’ai vu dans beaucoup d’histoires), c’est un mec sur une île qui ne se rappelle plus pourquoi il est là. Typiquement le genre de scénario où on commence à dessiner sans trop savoir où l’on va. Voilà les idées qui me sont venues :

  • un jeune prof naufragé en collège ZEP (mais ça me paraissait un peu tiré par les cheveux)
  • des provinciaux naufragés à Paris (mais il fallait dessiner Paris et pour les 23h c’était trop galère)
  • des Parisiens naufragés dans la Creuse ou la Picardie (mais tenir une BD entière dessus ça paraissait compliqué)
  • des touristes naufragés chez les naturistes en Ardèche (mais là aussi, quel intérêt ?)

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La première page de recherche.

Ressortir les projets du carton, une nouvelle tradition ?

Je me suis alors rappelé d’un vieux projet de BD jeunesse, Jeux d’enfants. Lors du festival de Puteaux d’il y a trois ans, je développe l’idée d’un petit garçon qui s’imagine une histoire. Celle-ci est toujours perturbée par sa sœur. J’avais écrit la première séquence, sur le monde des cowboys. L’idée était de décliner sur tous les univers classiques de jeu (conquête spatiale, pirates, guerre, etc.). J’avais en tête un diptyque : premier tome pour les jeux de garçons, deuxième tome pour les jeux de fille. Le tout était prévu un numérique (c’était l’époque où on croyait que le numérique permettrait de faire des choses incroyable en BD…) avec des fondus de cases lorsqu’on passait de l’univers fantasmé à l’univers réel.

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Bref, les 23h me donnaient l’occasion de tester le concept en l’adaptant aux pirates.

Afin de bien construire l’ensemble, j’écris quelques premières idées, puis me lance dans le scénario de façon plus construite. J’écris l’histoire du pirate, puis intercale les scènes annexes. Ainsi, le kraken était à l’origine la sœur et non la mère !

Maintenir une qualité graphique sur les 23 heures.

Niveau dessin, j’ai relu ma participation de l’année dernière, Un Cas d’Espèce et j’ai été très déçu du résultat. Trop ambitieux graphiquement, le dessin est inégal et parfois franchement moche. J’ai gardé ça en tête et ai évité de bâcler des cases, même si rien n’est parfait bien évidemment.

Je suis parti sur un papier de bonne qualité : 250 g/m². Cela me donnait un vrai confort. Ce sont de grandes pages en A3 où j’ai dessiné deux pages (en A4 paysage) dessus. Cela m’a aussi permis de dessiner les encadrements de façon plus efficace.

J’ai encré le tout à la plume. C’est très galère, surtout que cela donne inévitablement des bavures quand la fatigue se fait sentir. Mais je suis très à l’aise avec et le feutre donne un résultat sans délié qui me gêne. J’ai utilisé deux plumes de tailles différentes pour faire des avants-plans qui ressortent plus. Les aplats sont faits au feutre pinceau.

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Un exemple de l’utilisation pertinente de la grosse plume : les déliés sont imposants et donnent du volume au Kraken.

Au niveau des références, on notera Calvin & Hobbes de Bill Watterson, notamment dans son utilisation de Spiff le spationaute. Du coup, mon projet m’est apparu pas si original que ça. De quoi le replonger dans mes tiroirs ? Certainement !

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Pour dessiner les pirates et tout ce qui y a trait, je me suis basé sur le dessin de Masbou dans De Cape et de Crocs. Cela m’a servi de référence pour dessiner le bateau de pirate, l’hippopotame pirate, le chapeau du garçon, le kraken, etc. Le temps étant limité, difficile de passer du temps à faire des recherches complexes…

Masquer les limites graphiques.

Afin d’éviter d’avoir une bande-dessinée moche, il faut savoir frapper “fort” graphiquement régulièrement dans l’histoire, avec des grandes cases notamment, et éviter l’effet “plus le temps passe, moins je dessine bien”. Beaucoup utilisent des formats proches du strip pour garder un dessin constant (et peu fatigant). C’est un bon moyen de produire une bande-dessinée de qualité. Comme je ne suis pas doué pour le strip, j’essaie à l’inverse d’innover avec des mises en pages travaillées.

Au niveau du rythme, après avoir atteint le rythme d’une page par heure au tiers de l’épreuve, j’ai accéléré pour atteindre près de deux pages par heure. On va alors plus à l’essentiel.

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Une planche typique de fin d’épreuve : les personnages sont vus de loin et dessinés en raccourcis ! On remarque que je n’ai pas fait l’effort d’y dessiner les filles (en sirènes) afin de gagner du temps. 

Au final, je suis assez content du résultat. Vu l’épreuve, il y a évidemment plein de détails qui me gênent dans le dessin ou le scénario, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à dessiner cette histoire. J’espère que vous en aurez eu autant à la lire !

Bilan 2014 – Les projets

article_analyseDepuis quelques années, je mène chaque année un projet. D’abord les notes bloguesques de Tout à l’Ego, puis Le Modèle Vivant et Salle des Profs. Cette année, c’est L’Éveil des Sens qui m’a occupé pendant neuf mois. L’occasion de remettre une nouvelle fois beaucoup de choses en question !

En décembre 2013, à la fin de Salle des Profs, j’avais demandé à mes lecteurs quel projet ils attendaient. Bien que je savais que je ne tiendrais pas compte de ces résultats, il est toujours intéressant de voir ce qu’espéraient mes lecteurs alors. Sans surprise, c’est Salle des Profs qui tient le haut du pavé. Il est assez logique que les lecteurs souhaitent lire la suite du projet qu’ils venaient lire depuis plusieurs mois…

StatistiquesProjets

L’Éveil des Sens n’est alors pas du tout en tête… Logique, il n’a eu droit qu’à de vieilles versions (pas toujours connues des lecteurs) et une planche de démarrage avorté… Cela ne m’empêchera pas, trois mois plus tard, de me lancer à corps perdu dans ce projet.

L’Éveil des Sens est d’abord ma première tentative de me faire publier dans l’édition. Je souhaitais intégrer la collection BN² de Jarjille. Ces derniers proposent des livres d’une douzaine de page, en format carré noir et blanc, sur le thème de l’enfance. Une fois le premier chapitre redécoupé et dessiné, je l’envoie alors à Jarjille. Mon courrier restera hélas sans réponse. Mais parfaitement à l’aise dans ce format carré, ayant pris mes marques, je décide de terminer cette bande-dessinée, un projet vieux de trois ans déjà !

Choisir selon l’envie et les capacités du moment.

Il est toujours difficile de choisir quel projet l’on va mener. Ayant énormément d’idées de scénarii, je me dois de sélectionner à chaque fois celui qui va me motiver le plus et qui correspond à mes capacités du moment. Parfois j’aime faire rire, parfois je veux faire une histoire longue… J’ai même pris l’habitude d’alterner systématiquement la couleur et le noir et blanc ! Ainsi, après avoir souffert sur les mises en couleur à l’aquarelle de Salle des Profs (pour un rendu qui ne me convient pas), L’Éveil des Sens fut une bénédiction. Non seulement cela m’a permis d’aller plus vite, mais j’ai pu densifier mon encrage et, surtout, passer moins de tenter à traiter les pages. Ainsi, entre la fin de la dernière planche et la publication effective en format papier, il n’y eut qu’un mois… Un record !

ProjetEveilDesSens

L’Éveil des Sens est symptomatique d’une façon de travailler que j’essaie de développer : attendre le bon moment et laisser mûrir. J’ai toujours cru au potentiel de ce projet, mais j’ai aussi senti que je n’étais pas prêt. Après divers changements graphiques et de reprise du scénario (trois fois réécrit et redécoupé), je pense avoir trouvé le trait et le ton qui convenait à cette autobiographie.

Se professionnaliser dans son approche du projet

SalleDesProfsAvec L’Éveil des Sens, j’ai essayé d’améliorer ma qualité de dessin. Si ce dernier reste simple, voire enfantin, j’ai soigné l’aspect général pour éviter les écueils de planches où les erreurs gênent la lecture et frappent le lecteur.

Ainsi, j’ai travaillé en atelier la perspective et j’ai arrêté de tenter de la tracer “au feeling”. Je me suis retrouvé avec plein de lignes sur mes planches. Et si rares sont les planches qui mettent vraiment en lumière ces efforts, c’est l’absence (tout du moins, la baisse) de cases bancales qui permet au dessin de monter d’un cran. Les planches de ce projet sont sans conteste les plus belles que j’ai pu réaliser, malgré leur simplicité. J’ai aussi appris à les refaire quand ça n’allait pas.

Pour les amoureux de L’Éveil des Sens, sachez que le tome 2 consacré au collège/lycée est envisagé, mais pas pour tout de suite. Il faudra être (très) patient !

Aller plus loin, mais différemment.

Laura_07Ces progrès me donnent envie de me lancer dans un projet plus difficile encore où les décors sont prépondérants et où les personnages seraient dans un style semi-réaliste, avec des poses plus travaillées et plus de dynamisme en général. Avant de me lancer, j’ai tenu à faire des essais afin de voir si j’avais les épaules assez larges pour le projet. Ces derniers m’ont rassuré même si certains passages à dessiner me donnent d’avance des sueurs froides…

J’avais très envie de revenir à la fiction également, avec une histoire plus longue. Jouer avec la narration et la mise en page me manquait. Alors que l’idée de Jotunheimen me vint en août 2014, 50 pages sont d’ors et déjà découpées (pour un total estimé à 80 pages). Mon classeur pour ce projet devient chaque jour plus épais ! Mais au moins, j’arrête un temps les scénarii sous forme de chapitres autobiographiques (soit mes deux derniers projets !).

Laura_082014 fut une très belle année. En publiant L’Éveil des Sens, je continue à mûrir petit à petit ma production comme bon me semble. Et je démarre 2015 surexcité à l’idée de dessiner Jotunheimen, un projet ambitieux, à la fois graphiquement que dans le propos, le fiction ne permettant pas de se cacher derrière l’argument du réel. J’ai hâte de me lancer dans cette nouvelle aventure, en espérant qu’elle vous plaira autant que j’ai pris de plaisir à l’écrire !