Inktober 2022 – Bilan

Pour la deuxième fois, j’ai participé à l’Inktober. Vous pouvez retrouver le bilan du précédent ici. Alors, est-ce que ça valait le coup de dessiner tous les jours ?

Même si cela pourrait paraître évident, la première satisfaction est d’être allé au bout. Je n’ai pas craqué, notamment dans les journées difficiles (du genre, parti à 7h pour le boulot et rentré à 21h). J’ai tenu le rythme et respecté le concept : je n’ai pas fait de dessins à l’avance ou rattrapé un retard le lendemain.

Vaincre la procrastrination

Il faut avouer que le défi est assez efficace pour vaincre son manque d’envie de dessiner. Il faut savoir qu’un des gros blocages pour le dessin est simplement de ne pas savoir quoi dessiner… En ayant les noms des différentes personnes que je voulais dessiner, je n’avais pas trop ce problème.

J’avais décidé de ne pas non plus trop la pression sur la photo de référence. En effet, le but n’était pas de faire une grande œuvre, mais un croquis. Ainsi, même si le rendu n’était pas transcendant, le but était de bosser et j’ai choisi les références en moins de 10 minutes à chaque fois, ce qui est bien plus court qu’habituellement (je peux passer une soirée entière à rechercher une photo qui me donne envie de dessiner).

Travailler le portrait

J’ai profité de ce manque d’ambition (un croquis rapide, sur un carnet A5) pour travailler quelques trombines avec des expressions dont je n’ai pas l’habitude. C’était un exercice intéressant et finalement assez réussi.

Au final, j’ai mis entre 30 minutes et 1h à dessiner chaque portrait. Le fait de ne pas pouvoir y passer des heures par jour m’a obligé à être rapide, concis et à accepter que ce ne soit pas parfait. D’ailleurs, ils sont loin d’être tous réussis.

Derrière un portrait, la ressemblance est importante. Or, en travaillant les portraits au trait comme je l’ai fait, c’est difficile car le volume du visage ne ressort pas. D’habitude, l’aquarelle me permet d’ajouter de la ressemblance (je le sens vraiment lors de la réalisation). Cela m’a obligé d’être au plus près sur tout le reste (bouche, nez, yeux, forme du visage, etc.). C’était un excellent exercice.

Travailler le crayon

À vouloir être trop précis, le dessin est très froid.

Depuis deux ans, j’ai arrêté l’encre pour le crayon pour mes portraits. Au départ, je suis parti sur ma technique hérité de mes dessins que je réalise dans le métro. J’utilise alors le critérium avec une mine 2B. Devant les ratés, je suis revenu au crayon 2B, puis j’ai utilisé du 4B et 6B pour travailler les noirs. Bêtement, cela m’a rappelé que dans un dessin au crayon, on peut utiliser plusieurs crayons…

J’ai eu du mal à noircir correctement le papier, mais j’ai utilisé un carnet pas forcément adapté au dessin. Si le crayon glissait bien sur le papier, ce dernier était trop fin pour vraiment aller dans un rendu plus subtil.

Et niveau visibilité ?

Je le savais déjà, la visibilité obtenue a été nulle. Voire même négative puisque j’ai perdu des abonnés sur Instagram et même sur ma newsletter. Le publication quotidienne vous a épuisé et ça s’est senti même sur le blog.

Je ne me faisais pas d’illusion. Si j’ai pu participé à l’Inktober en 2019 dans l’espoir de toucher une autre audience, ce n’était pas le cas pour cette année.

J’avais de plus décidé de me lancer dans le Feminktober, une variante qui demande à dessiner des portraits de femme et il semblerait que ce concept ait disparu et ne soit plus soutenu par personne.

Conclusion

Il y a eu des hauts et des bas pendant ce mois. Au départ, l’impression de progresser, de faire mieux. Puis, avec la lassitude, une envie que tout ça s’arrête avec un soupçon de désespoir quand le dessin ne vient pas.

Le point positif c’est qu’à la fin du mois d’octobre, j’avais très envie de faire de la couleur et des illustrations plus ambitieuses. Cependant, quand ça a été possible, je n’ai pas (tout de suite) trouvé l’énergie pour cela. Ce n’est qu’hier, 5 jours plus tard, que je me suis remis sérieusement au dessin en me lançant dans une peinture ambitieuse.

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