Le Café

Mon essentielle : Le café – Aquarelle et crayon – 21×27 cm

Nouvelle peinture aujourd’hui pour la série Mon Essentielle. Je suis très content du résultat ! C’est parti pour un petit making of de cette peinture.

Bellerose.be

J’ai trouvé la photo de référence grâce à Pinterest. Le site permet de rechercher des photos par mimétisme. J’ai donc cherché les mots clés « femme+café » et j’ai sélectionné les photos que je trouvais belles. Le site m’en propose alors de nouvelles. J’ai sélectionné cette photo (issue d’un site de fringues, donc je n’ai pas la référence ni du modèle ni du photographe) car j’aimais beaucoup la pose. Et même si elle manque de décors, la lumière est belle et suffisamment tranchée pour être exploitée.

La deuxième étape était donc de changer la composition. J’étais en plein visionnage de vidéos sur la composition d’images (en photo notamment) et je voulais que son regard ne soit pas bloqué par la mise en page en mode portrait. Je l’ai donc tournée en paysage. J’ai travaillé sérieusement en réalisant une esquisse préparatoire :

J’ajoute des objets sur la table, un miroir, une banquette, des cadres… Mais à l’étape du crayonné, je trouve la composition trop plate. Par l’ajout du sac à main, d’un livre et du mur avec l’ardoise du menu, je casse (un peu) cette impression. Je règle la composition sur les trois tiers afin d’être certain que l’ensemble se tienne.

Le miroir a été un vrai problème à gérer. Je décide de tricher un peu en mettant un tableau de Toulouse Lautrec qui peut à la fois être un tableau ou le reflet d’une personne. Cela me permet d’ajouter une référence à un peintre que j’aime beaucoup. C’est la même chose pour l’affiche derrière le visage du personnage, dessinée par Toulouse Lautrec. Comme le peintre était féru de cabarets, cela me paraît adapté pour cette illustration !

Le livre, souvent présent dans mes peintures, est Les Proies de Thomas Cullinan, un livre choral sur de jeunes filles séduites et menacées par un jeune soldat. Je trouvais le livre adapté pour représenter une femme seule à un café.

Au passage à la couleur, je limite fortement les tons. On reste dans les terres brûlées, l’ocre, le gris et le rouge. Mes couleurs fétiches en quelque sorte.

Cette version était déjà satisfaisante, mais je voulais utiliser les rayures du pull pour donner plus de volumes au vêtement. Je me suis donc remis à l’ouvrage. Faire les rayures (au crayon, puis à l’aquarelle) m’a pris 40 minutes, mais ça valait le coup.

Il y a une forme de nouvelle maturité dans cette illustration. Ma technique crayon/aquarelle est mieux maîtrisée car mieux comprise. En cela, la réalisation de La Cène a été bénéfique. J’y ai fait des erreurs que je n’ai pas reproduites ici.

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