L’Étroit Mousquetaire

Le mois dernier est paru dans L’Étroit Mousquetaire, un fanzine des copains de BDA, une interview de moi. Avec leur accord, je vous la publie ici ! J’ai également réalisé le dessin de couverture.

Bonjour mon petit lapin sauce tartare avec des seins en poire, tu permets que je te dise « tu » ?

Après m’avoir appelé « mon petit lapin sauce tartare », ça me paraît naturel…

D’abord raconte-nous donc pourquoi tu en es arrivé à faire de la bd.

Je lis de la BD depuis très longtemps. Après les classiques jeunesse, j’ai pillé la bibliothèque de mon père (Reiser, Vuillemin… Le genre d’auteurs qui te retournent le cerveau quand tu es ado), puis celle de mon frère (avec surtout les séries d’Arleston et la nouvelle bande-dessinée : Trondheim, Larcenet…) Malgré tout, j’ai commencé à faire de la BD assez tard, non pas pour dessiner mais pour raconter des histoires. Comme je ne savais pas dessiner, j’ai d’abord réalisé des strips, puis de l’autobiographie façon blog BD et enfin de la « vraie BD ».

 

Quel est ton film préféré avec Aldo Maccione ?

Le premier bien sûr !

 

Parle nous un peu de la bd que tu présentes, « Jotunheimen », dans « L’étroit Mousquetaire ». Est-ce que c’est du vécu ? Où et comment peut-on lire la suite ? Ça va sortir quand en radio-cassette ?

Jotunheimen est une fiction inspiré d’un voyage que j’ai effectué en Norvège. J’ai écrit l’histoire pendant que je marchais dans les montagnes. J’ai noté les anecdotes vécues pour créer une histoire : les personnages, leurs vies, leurs caractères… Et puis, évidemment, il faut inventer des événements pour pimenter le tout !

Je bosse sur ce projet depuis près de trois ans (dont 6 mois de scénario). Elle sera terminée quand mon adorable coloriste, Nico Archimède, aura fini les couleurs. J’espère une autopublication sous format papier en 2017.

 

Je fréquente fréquemment ton blog et il y a souvent des dessins de gonzesses (j’entends par là, pas qu’il dessine comme une gonzesse, mais qu’il dessine… Ho et puis merde, achetez-vous un cerveau) en pose plutôt sexy…. Ça t’obsède ? Pourquoi ne pas plutôt dessiner des pots de crème fraiche ou du jambon en pose sexy, par exemple ?

Si on met de côté l’aspect purement pervers, j’ai développé un amour des lignes du corps en pratiquant du modèle vivant. Le nu, quand on l’observe attentivement, révèle de nouveaux horizons. On se met à adorer une chute de rein, une main tendue ou tout autre chose.

Après on ne va pas se mentir : quand je publie un dessin de nana, j’ai plus de visiteurs sur le blog…

 

Question fondamentale : en échange de quoi baiserais-tu La Castafiore ?

On ne peut pas le faire gratis ?

 

C’est quoi « Basket Bowl » ?

« Basket Bowl » est un jeu inspiré de « Blood Bowl ». Pour faire simple, c’est un jeu de basket au tour par tour, avec une composante RPG où l’on peut se taper dessus.

Actuellement, c’est plutôt au point mort. J’ai codé le moteur mais toute la partie graphique est un sacré morceau…

A part la bd, qu’est-ce que tu kiffes dans la life ?

Je kiffe beaucoup de trucs. Je suis un grand touche-à-tout (rien de pervers là-dedans, espèces de petits vicieux !). Actuellement, je passe beaucoup de temps à écrire. Des haikus, des nouvelles et même un roman ! Mais comme on ne peut pas tout faire, ça n’avance pas vite. Sinon : NBA, jeux vidéo, guitare et badminton peuplent mes journées.

 

Parle-nous de tes futurs projets BD.

J’ai toujours plein d’idées dans les cartons mais il faut faire des choix. J’avais prévu la suite de « Jotunheimen » (logiquement intitulé « Inchnadamph »), mais ce sera « La Prépa » qui lui succèdera : l’histoire de deux filles qui se rencontrent en maths sup. On va suivre leur année scolaire. Ça a l’air nul dit comme ça, mais il y aura des péripéties non-mathématiques.

À plus long terme, j’aimerais dessiner la suite de « L’Éveil des Sens » où je raconterai mon éveil sexuel au collège et lycée. C’est dur à assumer, pas sûr que je le fasse un jour…

 

Suite à tous les posts de ton blog où l’on voit tous tes essais, roughs et autres esquisses, si j’écris que tu es quelqu’un de méticuleux tu m’en voudras ?

Je ne suis pas forcément méticuleux, mais j’essaye. Je prends des cours depuis sept ans en BD, dessin et peinture pour progresser. J’aimerais travailler comme un professionnel, mais ça prend du temps. Avant, je partais sur une idée au feeling, total impro ! Pour mon prochain projet, je fais des recherches de persos, j’écris tout mon scénar en détail, je vais le faire relire, puis tout storyboarder. Quand tu as appris la perspective, c’est difficile de revenir en arrière. Quand je prends un bouquin de « Blacksad », c’est ce que je veux faire. C’est mon objectif. Alors il faut être méticuleux… Et patient !

 

Parle nous de l’évolution de ton style jusqu’à avant-hier soir avant ton repas saucisse lentilles halal. En es-tu satisfait, et comment vois-tu ta future progression (autant graphique que narrative) ?

Au bout de huit ans, je peux être satisfait de mes progrès. J’essaie, à chaque projet, de pousser encore plus loin mes exigences. J’ai commencé « Jotunheimen » sans savoir dessiner de paysages de montagnes (ou même de campagne…). Quand j’ai écrit certaines scènes, je voyais bien que j’étais incapable de les réaliser. Mais c’est comme ça que l’on progresse !

Sur « La Prépa », je vais donc tout remettre à plat en lâchant la plume pour le pinceau et en réalisation la colorisation en couleurs directes. Il faut prendre des risques, sinon on s’ennuie.

Au niveau de la narration, j’ai encore énormément de boulot. J’ai toujours l’impression que mes histoires ne sont pas intéressantes. J’aime bien mes dialogues mais sinon… Je fais du 100% chronologique, ce n’est pas très virtuose… Mais encore une fois, je vais aborder de nouvelles facettes avec « La Prépa ». Au risque de me planter.

J’essaie d’écrire des histoires qui sonnent vraies, avec de la sensibilité et de l’humour (même si ce dernier est de plus en plus discret dans mes écrits).

 

C’est tout pour aujourd’hui, veux-tu corriger mes fautes d’orthographe tout en laissant l’adresse de ton blog ? Merci à toi Bénabar d’avoir joué le jeu. Bisous.

Je suis prof. J’ai corrigé tes fautes avant même que tu ne me le demandes…

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