Hommage aux peintres scandinaves

Illustration d’après Stetind dans le brouillard de Peder Balke – format A5

J’ai presque terminé l’écriture de mon roman court Le Sauna. Celui-ci doit, comme je vous l’avais déjà présenté, contenir plusieurs reproductions de tableaux de peintres scandinaves. Restait pour moi à découvrir avec quelle technique le faire pour que le rendu, une fois imprimé, soit à la hauteur de mes espérances.

J’ai tenté du dessin à l’encre, du crayon et j’avais envisagé aussi de tester le lavis. Mes premiers essais étaient en noir et blanc pur. Pour l’impression, cela me paraissait plus simple à rendre. Cependant, le rendu était trop dur.

Illustration d’après Minuit, d’Anders Zorn. Dessin rapide pour tester le rendu. Comme j’ai procédé par transparence, le dessin est en miroir de l’œuvre originale.

Je me suis mis à ma table, essayant de reproduire au mieux les tableaux en valeurs au crayon. J’ai donc crayonné le magnifique et plein d’à propos tableau d’Anders Zorn, Jeune filles de Dalécarlie prenant un bain :

Dur dur de se comparer au spécialiste des femmes suédoises nues.

Dans ce test, version A4 environ, je me retrouve avec un problème technique : au scanner, l’image pixellise. Des artefacts apparaissent, les aplats de couleurs perdent de leur unité… Et à l’impression, ce n’est pas du tout convaincant.

J’abandonne alors l’idée d’aplats de gris et revient à de la hachure. Je dessine, à la même taille environ, l’aiguille peinte par Peder Balke.

Catastrophe ! Les mêmes artefacts apparaissent. Ici, le noir de la mer (ou du lac ?) ne va pas du tout. Pourtant, il n’est pas colorié, mais hachuré… Dois-je réaliser le tout à l’encre de chine, façon gravure ? Pourtant, des semaines auparavant, j’avais griffonné sur mes genoux, dans la salle d’attente d’un médecin, sur mon petit carnet une reproduction qui rendait très bien une fois imprimé :

Illustration d’après La gardienne de vache d’Anders Zorn

Du coup, il me semble comprendre que c’est aussi un problème de format. Je dois dessiner plus petit. C’est ce que je ferai pour la montagne qui culmine dans le brouillard. Immédiatement, le résultat rend beaucoup mieux :

Peder Balke, un de mes peintres de paysages préférés

Parfois, à vouloir trop bien faire, on se fourvoie. Ainsi, c’est en dessinant plus petit, dans mon carnet de tous les jours, que les dessins rendent le mieux ensuite…

Au total, ce seront 6 illustrations qui seront dans le livre. J’aimerais réaliser une peinture pour la couverture. Sortie prévue ? Certainement autour de septembre 2020, lorsque j’aurais eu le temps de reprendre les textes de mon atelier d’écriture pour en faire un beau recueil plus épais. Le Sauna en soit, dessins compris, pèse un peu moins de 100 pages en format poche.


Les tableaux qui seront intégrés au texte :

À l’air, Anders Zorn (à confirmer, il y a tant de tableaux de baigneuses chez Zorn)
La gardienne de vaches, Anders Zorn
Jeune filles de Dalécarlie prenant un bain, Anders Zorn
Minuit, Anders Zorn
Stetind dans le brouillard, Peder Balke
Paysage rocheux avec cascade, Marcus Larson (à confirmer)


Notes pour les amateurs de peinture :
L’un de mes peintres préférés est sans conteste August Strindberg. Avant tout connu comme dramaturge, ses (rares) toiles sont extraordinaires. Comme il était Suédois, j’aurais bien aimé l’intégrer à l’ouvrage. Mais il a peint la mer et mes personnages ne voient pas la mer… La montagne ne faisait pas partie de ses obsessions hélas.
L’ouvrage se passant à la montagne, l’envie était forte de mettre en valeur le travail de Friedrich, dont je fais une allusion dans le texte. Mais j’ai décidé de rester fidèle à la Scandinavie. Friedrich étant allemand, il a été écarté. Après tout, je lui avais déjà rendu hommage pour la couverture de Jotunheimen. Il ne fallait pas non plus qu’il y ait trop d’illustrations qui risquaient de prendre trop de place sur le texte.

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