C’est la fin

Après 3 ans de travail, Jotunheimen s’achève. Bien sûr, il me reste encore à préparer la mise en page pour la version papier (avec le dessin de couverture notamment…).

J’ai un pincement au coeur, un accès de nostalgie, mais une véritable envie de me tourner vers autre chose, notamment techniquement. J’ai hâte de brader la plume contre le pinceau et de réaliser mes planches en couleurs directes. C’est un nouveau défi et cela permet de faire le plein de motivation !

Merci à vous tous d’avoir lu cette histoire jusqu’au bout. Vous êtes de moins en moins à me lire mais j’aime à penser que vous êtes de plus en plus fidèles.

Un été chargé

De plus en plus de questions fleurissent sur la publication de Jotunheimen. L’été arrivant, je vais avoir le temps de remettre à plat beaucoup de projets (l’avantage d’être prof). Petit point sur un été qui va être chargé…

Jotunheimen commence à se faire désirer. La fin prochaine de l’histoire fait que la question de la publication revient sur le tapis. C’est une bonne nouvelle, cela veut dire que des lecteurs souhaitent en avoir une version papier ! Si l’histoire en tant que telle sera terminée (et publiée) cet été, la version papier attendra que Nico Archimède termine les couleurs. Et là… On espère fin 2017 mais rien n’est certain. Continuer la lecture de « Un été chargé »

Projets 2016

Jotunheimen

L’année 2016 sera l’année de la continuité. Après avoir réalisé 28 pages en 2015, je compte en faire à peu près le même nombre cette année. Cela ferait 56 pages, donc pas de quoi terminer l’histoire qui en comptera 80…

En parallèle des planches, je continue à travailler le storyboard. Quant à la toute fin de la bande-dessinée, j’ai du mal à me faire une idée sur mon choix initial. En même temps, j’espère pouvoir continuer à coacher Nicolas Archimède pour proposer à terme une version en couleur.

Vous l’aurez compris, pas de projet auto-édité cette année a priori… À moins que…

Dans un storyboard, il faut faire preuve d'imagination !
Dans un storyboard, il faut faire preuve d’imagination !

Les 23 heures de la BD

Je devrais participer cette année encore aux 23 heures de la BD. J’ai déjà auto-édité certaines histoires, à titre personnel (des tirages à 10 exemplaires pour la famille et les copains). Je me pose de plus en plus la question de faire une intégrale en reconstituant les planches (pour rappel, les 23 heures de la BD exigent un format paysage). Cela ferait 12 pages par année. Honnêtement, ça vous intéresserait ?

5 participations déjà !
5 participations déjà !

Autres bande-dessinées

Au-delà de « Jotunheimen », il va me falloir commencer (doucement) à travailler l’après. Techniquement, je retouche de temps en temps l’univers de « La chasseuse d’hommes ». C’est léger, mais l’histoire gagne en cohérence, en intérêt et en profondeur. Je laisse mûrir le tout, sans savoir pour autant si ce sera mon projet suivant.

Dans la même veine, « Le huitième péché capital » reste un projet auquel je tiens. Avec mes projets architecturaux réalisés en 2015, je commence à espérer un retour en grâce de ce projet. Pour 2017 ou 2018 peut-être… Mais le scénario demande à être plus abouti, car il ressemble plus à une pièce de théâtre qu’à une bande-dessinée à ce jour. Il faut plus d’actions et plus de lieux à visiter.

Bientôt une quatrième version pour La chasseuse d'hommes ? Ou une troisième version du huitième péché capital ?
Bientôt une quatrième version pour La chasseuse d’hommes ? Ou une troisième version du huitième péché capital ?

Littérature

J’en parle parfois sur ce blog, mais je mène en parallèle quelques travaux d’écriture. En ce moment, je travaille sur des nouvelles afin d’améliorer mon style et de tester des effets, des ambiances… J’espère écrire suffisamment pour publier un recueil de nouvelles auto-édités un de ces jours. 2016 semble un délai un peu court pour le coup…

En parallèle, je travaille à un projet de roman. Après avoir écrit une centaine de pages, j’ai fait table rase et suit reparti sur autre chose, tout en traitant globalement le même thème. J’espère un jour pouvoir voir ce projet aboutir également.

Bien sûr, d’autres projets viendront certainement se greffer autour de l’ensemble : Quai des bulles, Culture Zine, We Do BD ? Qui peut le dire aujourd’hui ? J’espère également que, comme depuis des années, je continuerai à trouver de l’inspiration pour mener des projets et ne jamais me retrouver face à une page blanche, ne sachant pas qu’y dessiner…

Éteindre la télévision

makingofAprès avoir refait la deuxième case de Jotunheimen, une autre case se devait d’être retravaillée. La problématique restait la même : incapable de faire ce que j’avais en tête au départ, j’avais modifié l’idée de départ et le compromis ne s’est pas révélé satisfaisant.

Même si on pourra m’accuser d’être obsédé par la perspective, c’est encore à une case vue de profil que je m’attaque. La case en soit est efficace. On voit Alexis en train de regarder la télévision, allongé dans le lit. Mais voilà que mes lecteurs me font des remarques pertinentes :

« Tu fais une perspective à 2 points de fuite première case, une à un dans la seconde et une à 0 ! pour la troisième !? Du coup la troisième ça fait un peu hiéroglyphe.» Madmarigan

« La case finale (…) fait redondance avec les positions de la planche précédente, quand il est assis à peindre. Même orientation, même point de vue.» Isangeles

L’explication en image :

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Même si dans la bande-dessinée, ces deux planches ne seront pas en vis-à-vis (mais devant-derrière), cela pose problème. Surtout, dans l’idée de départ, on voit Alexis regarder la télévision, celle-ci se retrouvant au premier plan. J’avais donc choisi une solution de facilité, n’arrivant pas à réaliser cette case. Je suis donc reparti en quête de cette case telle que je l’avais imaginée et crobardée sur mon storyboard.

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Je me suis aperçu qu’il était plus facile de trouver une photo de référence de quelqu’un lisant au lit plutôt que quelqu’un qui regarde la télévision. Or, la lecture est plus cohérente ici pour le personnage d’Alexis. La télévision en Norvège, voilà quoi…

J’ai posé les deux points de fuite et une fois les meubles dessinés, il n’était pas bien difficile de dessiner Alexis dans son lit. J’ai pu aussi mieux anticiper les récitatifs et placer les textes de façon plus naturelle. Ils comblent les vides.

Voilà le résultat final :

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Ce sera tout (pour le moment ?) concernant les refontes des cases précédentes. Il est temps de travailler sur les décors naturels qui remplaceront les architectures lorsque la randonnée commencera !

 

Un titre en vue

article_analyseRégulièrement, quelqu’un me fait une remarque sur mon titre (imprononçable soi-disant) de « Jotunheimen . Avec le festival de BD de Puteaux (qui se tient actuellement), c’était l’occasion de discuter avec des copains bédéastes du choix des titres d’ouvrages. Comment bien choisir son titre ? Doit-on ajouter un sous-titre ? Comment faire en sorte que le titre soit percutant et pertinent sans trop révéler le contenu du livre ?

Le plus simple, avant de parler de « Jotunheimen » est de reprendre tous les titres que j’ai pu trouver par le passé et d’essayer d’y déceler une évolution et voir si j’ai été plus pertinent dans le passé… J’ai toujours trouvé mes titres immédiatement après la conception des prémisses de l’univers et/ou de l’histoire. Et j’ai suivi mes intuitions à chaque fois, sans changer un seul mot. Au risque de m’être trompé ?

Steven & Norbert

Série de strips faisant intervenir les personnages du même nom, le titre est donc pertinent. C’est l’histoire d’un petit-fils qui rend visite à son grand-père. Le titre montre donc bien l’opposition des générations par un prénom « jeune » et américain et un prénom quelque peu passé de mode.

BlongO

Série de strips faisant intervenir un hippopotame. C’est le nom du personnage. Je ne suis pas allé chercher bien loin !

tout à l’ego

Bande-dessinée autobiographique, le titre le montre bien avec le terme « ego ». En plus, ça fait un jeu de mot. Du coup, c’est devenu le nom du blog.

Le septième ciel

Plus obscur ici… Le septième ciel est le nom du bar où se retrouve les divinités, messies et autres personnalités religieuses. Le tout est blasphématoire avant tout. Du coup, le titre est pertinent puisque l’allusion sexuelle est assez évidente.

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le huitième péché capital

Décidément, j’aime les nombre… Ici, on rentre dans le vif du sujet car l’histoire raconte l’instauration d’un huitième péché capital. Le titre laisse en plus la surprise sur la nature de ce nouveau péché.

L’éveil des sens

Un petit garçon découvre les relations garçons/filles  et les premiers émois. J’aime beaucoup ce titre qui décrit plutôt bien l’ouvrage.

Le modèle vivant

Ici aussi j’aime beaucoup le titre, même si son interprétation est souvent faussée. Je joue de l’ambiguïté du mot « modèle ». Dans le livre, le « modèle » est le personnage principal qui s’inspire de sa vie pour écrire une bande-dessinée. Mais intervient également un femme au cours de modèle vivant… Bref, la plupart des lecteurs pensent que le sujet est la modèle avant tout. La couverture par contre est explicite sur le sujet du livre.

La chasseuse d’hommes

Encore un titre avec un double sens. Le seul défaut : il dévoile une partie de l’intrigue.

Histoire de teaser un peu, en ce moment j’ai bien envie de me remettre au projet. Mais bon, c’est pour dans deux ans.

Salle des profs

Un titre hélas déjà pris par le défunt Charb, mais il est parfaitement explicite. Ici on parle des profs entre eux et pas en classe !

Ce titre pose donc des problèmes à mes lecteurs qui s’en plaignent pour deux raisons:

  • Ils ne savent pas le prononcer
  • Ils n’arrivent pas à le retenir

titre_SDPassons donc d’avoir à la prononciation ! L’erreur la plus classique est de prononcer le « jo » en « ro », façon espagnole. Mais le Norvégien est une langue dérivée de l’Allemand et le « jo » doit donc se prononce « yo » (comme pour le mot allemand « Ja »).

Considérez que vous avez de la chance que le titre ne contienne pas les termes spécifiques de cette langue : Ø, Æ, Å… J’étais un peu déçu d’ailleurs. Ça aurait été encore plus drôle à écrire !

Concernant le titre en soit, le parc du Jotunheimen est au centre de l’intrigue, puisque c’est là que s’effectue la randonnée du personnage. Et, en soit, le parc est un personnage à part entière vu son influence sur le héros (là je tease un peu). Conscient qu’un titre que l’on ne retient pas est mauvais pour le bouche à oreille, j’ai quand même cherché autre chose comme titre, sans trouver réellement quoi que ce soit de pertinent. Franchement, « Jotunheimen » signifie en norvégien « pays des géants ». C’est un peu pourri comme titre et ça fait histoire fantastique pour les enfants.

J’ai donc regardé un peu les titres de ma bibliothèque qui parlait de voyage pour voir ce que ça donnait. Outre le très beau « Route 78 » qui mixe le nom d’une route bien connue avec l’année du voyage, on retrouve des trucs assez bateau. Et après tout, Guy Delisle a bien nommé l’un de ses livres « Pyongyang » ou « Shenzen ». Détail amusant : en changeant d’éditeur, c’est devenu « Chroniques birmanes » et « Chroniques de Jérusalem ».

Rien n’est définitif tant que livre ne sera pas imprimé. « Jotunheimen » pourrait changer de nom, mais je n’en vois pas l’intérêt actuellement. Les ventes de mes livres restent cantonnées en très grande partie à des connaissances et à des lecteurs très réguliers du blog. Alors le titre du livre ne me paraît pas avoir une importance capitale !